AUBANGE

Le village d’Aubange est situé relativement au centre de la commune, plus précisément au croisement de deux routes nationales: la nationale 88 (entre Athus, Virton et Florenville) et la nationale 883, reliant Messancy à la frontière française (à Mont-Saint-Martin).

Il est traversé par le Brüll.

On trouve déjà des traces du village en 1255 sous le nom d’ Obengis. En 1683, cela devient Obanges, ou Obange. Ensuite la forme germanique Ubingen dont Aubange en serait la traduction romande.

Les premières appellations du village remontent au XIIIe siècle, Aubange dépend alors de la seigneurie de Rodange, elle-même dépendante de la châtellenie de Longwy. Le nom du village proviendrait du nom de la famille s’étant installée à cet endroit, fondant les premières bâtisses du château du Clémarais.

En 1373, Aubange devient une seigneurie indépendante à la suite du rachat de certaines parcelles de la seigneurie de Rodange ainsi qu’à un mariage.

En 1422, est cité le premier seigneur de Clémarais, Jean de Mercy. La construction du château est alors terminée et les seigneurs de Clémarais commencent à étendre leurs terres.

En 1670, Louis XIV occupe toute la Lorraine et ordonne le démantèlement des châteaux et places-fortes autour de Longwy. Le château de Clémarais en faisant partie, il fut probablement détruit à cette époque. En 1678, le traité de Nimègue cède la prévôté de Longwy à la France ; Aubange et Clémarais deviennent ainsi français. Aubange rejoindra le Luxembourg en 1769 mais en 1794, à la suite de l’occupation du pays par les Français, il redevient à nouveau sous le joug de la jeune République.

Avant la convention du 16 mai 1769, Aubange était un village du Barrois, rattaché au bailliage de Villers-la-Montagne.

Après la défaite de Napoléon à la Bataille de Waterloo en 1815, l’actuelle Belgique ainsi que l’actuel Luxembourg passèrent aux mains du royaume des Pays-Bas de Guillaume Ier. Lors de la révolution belge de 1830, le village fait toujours partie du duché de Luxembourg qui est alors offert entièrement à la Belgique après l’indépendance de cette dernière. Les grandes puissances européennes de l’époque étant résolues à priver le jeune royaume du point stratégique qu’est la forteresse de Luxembourg-Ville, les protocoles de Londres () stipulèrent que la Belgique devait rendre le Luxembourg au roi des Pays-Bas. Le traité des XXIV articles () accorda cependant à la Belgique le Luxembourg wallon ainsi que le Pays d’Arlon (Arelerland), pourtant de langue luxembourgeoise. C’est ainsi qu’Aubange resta belge alors que le Grand-duché devenait progressivement indépendant.

Le village ne connut jamais la renommée due à la sidérurgie comme ses voisines, Athus et Halanzy, eurent la chance d’avoir. Cependant, bien qu’étant resté un village fort agricole, le commerce était prospère tout au long de la riche époque industrielle métallurgique de la région, entre le XIXe et XXe siècle. Cependant, Aubange souffrit également lors de l’arrêt de cette activité à la fin du XXe siècle, à cause de la concurrence des marchés étrangers.

LE DOMAINE DE CLÉMARAIS
Le domaine de Clémarais est un site classé qui se compose de plusieurs constructions et d’un parc arboré. Une tour carrée, vestige du premier château, se dresse en sentinelle inamovible, des dépendances du second édifice (XVIIème siècle) dont l’une abrite le Syndicat d’Initiative d’Aubange et l’autre, le centre sportif. Le troisième château édifié en 1839 est occupé aujourd’hui par l’hostellerie « Le Claimarais ».